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Repères

Glossaire de l'immobilier au Maroc

Le vocabulaire à connaître avant d'acheter au Maroc, expliqué sans jargon. Chaque définition est autonome — utile quand un acte, un notaire ou un vendeur emploie un mot que personne ne vous a expliqué.

Foncier & juridique

Immatriculation foncière

Procédure qui fait passer un bien du régime coutumier au régime du titre foncier. Elle sécurise la propriété mais peut être longue.

Melkia (moulkia)

Propriété non immatriculée, attestée par un acte traditionnel dressé par des adouls plutôt que par un titre foncier. Les droits y sont plus lourds à vérifier et à défendre, surtout depuis l'étranger.

Hiyaza

Possession de fait d'un bien (occupation prolongée) qui, sous conditions, peut fonder une prétention de propriété dans le régime non titré. Source fréquente de litiges.

ANCFCC

Agence Nationale de la Conservation Foncière, du Cadastre et de la Cartographie : l'organisme public qui tient le registre des titres et sécurise la propriété au Maroc. Parce qu'elle enregistre les ventes, c'est aussi elle qui publie avec Bank Al-Maghrib l'indice trimestriel des prix des actifs immobiliers (IPAI), la seule mesure officielle de l'évolution des prix, calculée sur des transactions réelles et non sur des annonces.

Voir aussi : Le certificat de propriété, et comment le lire · Où investir : ce que disent vingt ans de données officielles · Prix 2026 : ce que dit vraiment la baisse

Mohafadati

Service d'alerte de l'ANCFCC qui prévient le propriétaire par SMS et e-mail dès qu'une formalité touche son titre. Protection clé pour un MRE absent contre la spoliation.

Voir aussi : Se protéger de la spoliation

Spoliation

Appropriation frauduleuse d'un bien, souvent via un faux document ou une procuration détournée. Risque accru pour les propriétaires absents, mais l'exception plutôt que la règle.

Voir aussi : Spoliation d’un bien au Maroc

Procuration (réforme 31-18)

Mandat donné à un tiers pour agir en son nom, par exemple signer un acte. Depuis 2026, sa forme authentique et son inscription à un registre national sont renforcées.

Voir aussi : Procuration : ce qui a changé en 2026

Bail emphytéotique

Location de très longue durée (jusqu'à 99 ans) qui confère des droits proches de ceux d'un propriétaire sans transfert de pleine propriété.

Compromis / promesse de vente

Avant-contrat qui engage vendeur et acheteur avant l'acte définitif, en fixant prix et conditions, souvent avec un acompte.

Clause suspensive

Condition (typiquement l'obtention du crédit) qui, si elle n'est pas remplie, annule la vente et fait récupérer l'acompte. Protection essentielle pour un achat financé.

Notaire / adoul

Le notaire dresse l'acte authentique moderne, usuel pour un bien titré ; l'adoul dresse les actes traditionnels, usuels pour le non-titré.

Achat & process (à distance)

VEFA

Vente en l'état futur d'achèvement, l'achat sur plan. On paie par appels de fonds au fil du chantier, avec un risque de délai et un levier bancaire limité.

Appels de fonds

Versements échelonnés au promoteur au fur et à mesure de l'avancement d'un chantier VEFA.

Caution bancaire du promoteur

Garantie qui rend une VEFA « vraie » et finançable, en protégeant l'acheteur si le promoteur défaille. Rare en pratique au Maroc.

VNA (vocation non agricole)

Procédure de changement d'affectation permettant, sous autorisation, d'acquérir ou bâtir sur un terrain classé agricole.

Voir aussi : Un étranger peut-il acheter au Maroc ?

Prévisite

Visite d'un bien réalisée pour le compte de l'acheteur, souvent filmée, avant qu'il ne se déplace. C'est ce qui permet d'acheter à distance sans se fier aux annonces.

Clause de non-contournement

Clause qui empêche l'acheteur de traiter en direct un bien qui lui a été présenté par son conseiller, pour éviter de court-circuiter les honoraires.

Le « noir » (black)

Partie du prix payée en espèces et non déclarée dans l'acte. Répandu mais risqué : non finançable, non traçable, et il fragilise la garantie de retransfert d'un MRE.

Voir aussi : Acheter sans se faire arnaquer

Financement MRE

Crédit non-résident

Prêt immobilier accordé au Maroc à un Marocain vivant à l'étranger. Avantage clé : il n'entre pas dans le taux d'endettement calculé dans le pays de résidence.

Voir aussi : Emprunter en France ou au Maroc ?

Compte en dirhams convertibles (CDC)

Compte marocain alimenté en devises dont les fonds gardent leur convertibilité. C'est l'outil qui trace l'apport en devises et ouvre le droit au rapatriement.

Voir aussi : Rapatrier ses fonds du Maroc

Financement 108%

Montage où la banque finance le bien plus les frais annexes. Très sélectif, réservé surtout aux salariés de nationalité marocaine.

Taux d’endettement

Part des revenus absorbée par les crédits, plafonnée par la banque. Les revenus locatifs comptent partiellement ; le loyer payé à l'étranger est une charge.

Change & rapatriement

Office des Changes

Organisme public qui encadre les mouvements de devises entre le Maroc et l'étranger. C'est lui qui conditionne le droit de rapatrier des fonds.

Garantie de retransfert

Droit de rapatrier vers l'étranger le produit d'une vente, capital et plus-value compris, acquis si l'achat a été financé en devises et déclaré. Elle se construit à l'achat, pas à la revente.

Voir aussi : Rapatrier ses fonds du Maroc

Régime de convertibilité

Cadre qui garantit à l'investisseur en devises la liberté de transférer ses loyers et le produit de la revente vers l'étranger.

Compte convertible à terme

Compte où atterrit le produit d'une vente non couverte par la convertibilité : les fonds restent au Maroc, sans transfert libre.

Fiscalité

TPI

Taxe sur le profit immobilier : impôt sur la plus-value réalisée lors de la revente d'un bien, avec des exonérations sous conditions de durée de détention.

TSC

Taxe de services communaux : taxe locale annuelle. Sa base dépend de la situation du bien — la valeur locative s'il est occupé par son propriétaire, le montant global des loyers s'il est loué (loi 47-06, art. 35).

Voir aussi : Du brut au net : la rentabilité réelle

Taxe d’habitation

Taxe locale annuelle sur les biens à usage d'habitation, avec un régime particulier pour les MRE et la résidence principale. Elle ne vise pas les biens donnés en location (loi 47-06, art. 19).

Voir aussi : Du brut au net : la rentabilité réelle

Impôt sur le revenu locatif

Impôt sur les loyers perçus au Maroc. Deux voies s'excluent : le barème progressif de l'impôt sur le revenu, après un abattement forfaitaire de 40 % qui remplace la déduction des charges réelles (CGI, art. 64-II), ou un taux appliqué au montant brut des loyers, 10 % en dessous de 120 000 dirhams de revenu foncier brut annuel et 15 % à partir de ce seuil (CGI, art. 73-II). Le barème est souvent le moins coûteux, mais l'arbitrage dépend de vos autres revenus marocains et se fait valider par un fiscaliste.

Voir aussi : Du brut au net : la rentabilité réelle

Quitus fiscal

Attestation de régularité fiscale, exigée notamment pour transférer le produit d'une vente. Sans elle, pas de rapatriement propre.

Retenue à la source sur les loyers

Prélèvement fiscal opéré sur les revenus locatifs, à intégrer au calcul du rendement net réel.

Convention de non-double imposition (France-Maroc)

Accord qui répartit le droit d'imposer entre les deux pays pour éviter qu'un même revenu, loyer ou plus-value, soit taxé des deux côtés.

Investissement & rendement

Rendement brut

Loyer annuel divisé par le prix de revient (prix + frais d'acquisition + ameublement), et non par le prix affiché dans l'annonce. « Brut » veut dire que le loyer n'a pas encore été amputé des charges, du crédit et des impôts, pas que le prix aurait oublié ses frais. Un rendement calculé sur le prix affiché est gonflé d'environ 8 %.

Voir aussi : Du brut au net : la rentabilité réelle · Investir au Maroc : les 5 questions

Loyer réel signé vs loyer d’annonce

Le loyer inscrit sur des baux réellement signés (fiable) contre celui affiché dans les annonces (systématiquement gonflé). Seul le premier entre dans un calcul sérieux.

Voir aussi : Estimer le juste prix au Maroc

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Ce glossaire est fourni à titre purement informatif et pédagogique. Les définitions sont volontairement simplifiées et ne constituent ni un conseil juridique, ni fiscal, ni financier, ni une garantie d'exhaustivité ou d'exactitude. La réglementation marocaine (droit foncier, fiscalité immobilière, réglementation des changes, conditions de crédit) évolue régulièrement ; les taux, barèmes, seuils, délais et procédures, cités ou sous-entendus, peuvent avoir changé depuis la dernière mise à jour de cette page. Vérifiez toujours l'information à jour auprès des sources officielles (ANCFCC, Direction Générale des Impôts, Office des Changes, Bank Al-Maghrib, votre banque) et faites valider votre situation par un professionnel qualifié (notaire, avocat, expert-comptable ou fiscaliste, courtier) avant toute décision ou engagement.